Ce que Jacqueline Sauvage nous enseigne sur la grâce et la justice

Lisez cet article jusqu’au bout, vous allez être surpris…

L’affaire Jacqueline Sauvage fait actuellement la une des journaux français. Cette affaire est une parfaite illustration de l’incompatibilité entre grâce et justice. Si on choisit la grâce, on annule la justice, et si on choisit la justice, on annule la grâce.

La grâce seule nous exaspère, mais la justice seule nous désespère. En effet, la grâce seule nous exaspère : « Mais cette femme a quand même tué quelqu’un ! on ne peut pas la relâcher impunément… » Mais en même temps, la justice seule nous désespère : « Mais alors, n’y a-t-il aucun espoir pour cette pauvre dame qui n’avait pas d’autre choix que de faire ce qu’elle a fait ? » Alors, grâce ou justice ? Complexe.

Comme dans le cas de Jacqueline, on peut tenter de couper la poire en deux. Essayer de faire 50-50. Mais problème. Une justice partielle diminue la justice. Vous n’accepteriez jamais qu’on réduise la peine d’un criminel qui a sauvagement assassiné un membre de votre famille. Même si Jacqueline a une circonstance atténuante, dans l’absolu, elle est coupable de meurtre… Une justice partielle rend la justice imparfaite. D’un autre côté, une grâce partielle rend la grâce incomplète. Complexe. Que faire ?

Réponse personnelle : Je ne sais pas ! Ce cas est hautement complexe et ne présente pour moi aucune solution qui pourrait faire l’unanimité. Néanmoins, il nous enseigne quelque chose.. Ce cas nous explique un évènement que nous connaissons bien mais dont nous ne réalisons pas assez la portée. Le cas de Jacqueline nous révèle juste… que la croix était un véritable coup de génie ! Oui, une démonstration impressionnante de la sagesse et de l’intelligence supérieure de Dieu !

Bon, attendez j’explique. Lisez jusqu’au bout, la chute est intéressante.

Comme Jacqueline, nous avons péché. Nous avons tous péché contre Dieu. C’est évident : nous avons tous déjà menti, volé, ou convoité au moins une fois. Et ne dites pas « c’est pas grave, c’était qu’une fois », parce qu’en réalité une seule fois suffit déjà à nous condamner (Jacqueline n’a pas eu besoin de commettre 2 meurtres avant d’être inculpé !). Donc nous sommes coupables devant Dieu. Notre crime doit être puni. Et Dieu est un juste juge. Il ne peut pas se permettre de ne pas nous condamner. Si Dieu accepte de nous gracier même partiellement, il altère sa justice. « Il faut que je paie pour mes crimes. » Pourtant Dieu m’aime, que va-t-il faire ?

Voilà le génie de la croix ! Dieu accepte d’envoyer son Fils mourir à la croix à ma place. C’est fin et stratégique : au même endroit, Dieu résout deux problèmes : il applique sa justice et il applique sa grâce. Dieu me grâcie complètement et Jésus paie totalement. C’est une justice à 100% et une grâce à 100%, une justice parfaite et une grâce complète. Un véritable coup de maître ! Une preuve de la sagesse supérieure de Dieu !

Mais non, objection, dirait-t-on ! « Ce n’est pas Jésus, qui a commis le crime. Lui a été parfait. C’est moi qui ait péché. C’est donc injuste que ce soit Jésus qui paie ! La justice de Dieu n’est pas juste… » Très bonne remarque ! En effet, la justice de Dieu ne serait pas juste si la grâce s’appliquait à tout le monde instantanément. Mais ce n’est pas le cas. Il reste une dernière chose à faire.

En entreprise, ou dans la vie, il y a ce qu’on appelle personne morale. Si je commets une faute, c’est mon leader, mon chef, mon responsable (ma personne morale) qui doit payer (cf. Alexis Masson). Un père est responsable de la faute de son enfant. Un coach est responsable de l’échec de son équipe. Un président est responsable de la situation de son pays. Bref il y a un responsable moral qui porte la faute même si ce n’est pas lui qui l’a commise. Ma faute peut être donc reportée sur mon chef si je suis sous son leadership. C’est totalement juste. Il a des droits sur moi, et en retour il porte ma responsabilité.

Voilà comment la grâce de Dieu s’applique : elle est reportée sur tous ceux qui se placent sous le « leadership » de Jésus. Ceux qui l’acceptent comme Seigneur et Maître de leur vie, voient automatiquement leur faute imputée sur leur leader et leurs péchés pardonnés. Ils ont la vie éternelle et sont réconciliés avec Dieu. Ainsi, Dieu applique parfaitement sa justice et sa grâce, en jugeant tous les hommes pécheurs, mais en épargnant ceux qui placent leur vie sous le contrôle de Celui qui a déjà tout payé. Coup de maître.

Franchement, je n’ai rien d’autre à dire, si ce n’est… j’aime la sagesse de Dieu ! Si toi aussi, tu aimes, likes et partage l’article !

Jean-Bosco A.

Jean-Bosco prépare actuellement son ministère pastoral à l'Institut de Théologie de la Francophonie (Québec). Sa passion est de voir une multitude croire et croître en Christ. Il est marié à Pryscilla (Mïssprys) qui chante dans le milieu du gospel.

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