Stéphanie Reader, pasteure des femmes à l'Église Nouvelle Vie

Le ministère de la femme dans l’église

La question du ministère de la femme dans l’église est un sujet houleux et hautement complexe. Pendant plusieurs siècles, la femme a été injustement brimée et dévaluée. Ce n’est que depuis la fin du XIXe siècle, que l’essor des mouvements féministes a provoqué un changement significatif et visible dans la condition sociale de la femme. Aujourd’hui, son émancipation dans la société soulève aussi la question de sa position dans l’église. Si l’homme et la femme sont égaux, leurs rôles sont-ils interchangeables ? La femme peut-elle enseigner ou diriger une église, fonctions qui jusqu’à présent étaient majoritairement réservées à l’homme ? La bible apporte-t-elle une réponse unique et cohérente à ce sujet ? Dans cette étude, nous nous attaquerons au passage polémique de l’apôtre Paul dans 1 Tm 2:8-15. Après avoir effectué une étude inductive du passage, nous verrons comment de grands théologiens l’ont interprété. Nous confronterons également les arguments féministes et anti-féministes concernant le ministère de la femme, avec un maximum d’objectivité et de recul, dans un débat très controversé et passionné. Nous nous efforcerons d’aboutir à une conclusion réaliste et équilibrée, qui ne se restreint pas à choisir entre le légalisme des conservateurs et le libéralisme contemporain. […]

Pour télécharger le texte complet, cliquer sur le lien suivant : Le ministère de la femme 1 Tm 2.8-15 (PDF)

 

Jean-Bosco A.

Jean-Bosco prépare actuellement son ministère pastoral à l'Institut de Théologie de la Francophonie (Québec). Sa passion est de voir une multitude croire et croître en Christ. Il est marié à Pryscilla (Mïssprys) qui chante dans le milieu du gospel.

2 Commentaires

  1. Décidément! tu as l’art de l’équilibrisme, cher frère. Tu ferais sans doute bon facilitateur, s’il fallait mettre d’accord les CC, le FE et le CP…En tout cas, je pense qu’ils seraient tous d’accord avec ta conclusion.Merci pour le sharing. Si j’avais une remarque, ce serait concernant l’un des arguments favorisant la thèse des CP: « Nous sommes en crises ». N’est -il pas déjà question de crise au sein de l’Eglise, voire dans la société quand Paul écrit cette lettre…Paul n’était-t-il conscient de cette crise? ou bien, parles-tu d’autre chose que je n’ai pas compris…Aussi, si progressiste c’est interpréter la Parole en tenant compte des réalités du présent…on est endroit de se demander, de quoi demain sera fait. Notre interprétation de la Parole serait donc de ce point de vue « temporelle », « évolutive ». Est ce bien cela? Si oui, cela ne laisse-t-il pas la porte ouverte à bien d’ « autres messages »? chose que Paul dénonçait déjà. Je pense que défendre la position des CP ne en invoquant la réalité ou la crise d’aujourd’hui n’est pas claire.

    Quand une femme est sous l’autorité de l’Esprit qui inspire la parole, quand elle parle, n’est ce pas l’Esprit qui agit en elle qui est « autorité »? Enfin, je ne comprendrais pas que Dieu se passe d’une grande partie de sa création pour accomplir certaines fonctions pour lesquelles il lui aurait pourtant donner les capacités et les talents ». Pour résumé, personnellement, je suis aussi d’avis que les différentes positions se défendent « rationnellement » mais je ne peux me positionner pour ou contre l’une ou l’autre. Seule chose qui doit compter pour moi, c’est que Dieu approuve et il est possible que Dieu approuve ce que nous humains aussi rationnels et spirituels soit-on pouvons désapprouver. Oui, le sujet est éminemment très complexe et tu l’as très bien compris.

    PS: Dis moi, il n’y aurait pas une inversion entre anti-féministe et féministe vers la fin?

  2. Bonjour JB. J’ai apprécié ton article; sa rédaction, les références, et la synthèse. Much blessings et bonne continuation.
    Ma remarque concerne ta position sur le sujet, à la page 12. « la femme peut prêcher (si elle est sous l’autorité de son mari ou d’anciens) et elle peut être pasteur -de femmes- (mais pas pasteur principal) ». Selon ta position, une femme qui agit sous une autorité dans une église (celle d’un pasteur principal par exemple) ne peut-elle pas être simplement pasteur dans l’église (et pas juste pasteur des femmes)? Son leadership doit-il nécessairement être limité aux femmes?

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